Sécuriser la messagerie d'entreprise
Presque toutes les attaques commencent par un message. Deux réponses coexistent : former les personnes — que nous traitons ailleurs — et rendre techniquement difficile l'usurpation de votre domaine. C'est ce second volet, souvent négligé, dont il est question ici.
Votre domaine est une signature — encore faut-il la protéger
Sans configuration explicite, n'importe qui peut envoyer un message qui semble venir de votre domaine. Les trois enregistrements qui l'empêchent — SPF, DKIM, DMARC — existent depuis longtemps, mais restent fréquemment incomplets, ou publiés en mode observation, ce qui revient à constater l'usurpation sans la bloquer.
Le second angle mort est le flux sortant. Une organisation dont le domaine est usurpé voit sa réputation se dégrader, ses messages légitimes finir en indésirables, et ses partenaires recevoir des demandes de paiement frauduleuses en son nom. Le préjudice est autant commercial que technique.
Le troisième est la réaction. Quand un message malveillant a franchi le filtre et atteint des boîtes, la seule question qui compte est : en combien de temps sait-on qu'il est là, et peut-on le retirer partout ? Cela suppose un canal de signalement simple et une capacité de retrait, pas seulement un filtre performant.
- Domaine usurpable faute de DMARC en rejet
- Messages légitimes classés en indésirables, réputation dégradée
- Demandes de virement frauduleuses au nom de la direction
- Signalement compliqué, donc incidents découverts trop tard
- Aucun moyen de retirer un message déjà distribué
Chaque étape écarte ce que la précédente a laissé passer
Comment nous procédons
On commence par l'authentification du domaine, qui produit le gain le plus net pour l'effort le plus faible.
État des lieux du domaine
Relevé des enregistrements existants, des services autorisés à envoyer en votre nom — outils marketing, applications métier, prestataires — et de ce qui usurpe déjà le domaine.
Authentification en rejet
Mise en conformité de SPF et DKIM pour tous les expéditeurs légitimes, puis passage progressif de DMARC en rejet, sous surveillance des rapports pour ne bloquer aucun flux légitime.
Filtrage et durcissement
Réglage de la passerelle et des protections de la plateforme : analyse des pièces jointes et des liens, bannière sur les messages externes, règles ciblées sur les scénarios de fraude au paiement.
Signalement et retrait
Mise en place d'un bouton de signalement dans le client de messagerie, du circuit de traitement associé, et de la procédure de retrait d'un message déjà distribué.
Surveillance et exercice
Suivi des rapports DMARC et de la réputation du domaine, raccordement des alertes à la supervision, et campagne d'ingénierie sociale pour mesurer ce qui passe encore.
Plusieurs expertises, un seul interlocuteur
Le volet technique et le volet humain se valident l'un l'autre : une campagne mesure ce que le filtrage laisse réellement passer.
- Inventaire des expéditeurs légitimes du domaine
- SPF, DKIM et DMARC en rejet, documentés
- Configuration de filtrage et règles anti-fraude
- Circuit de signalement et procédure de retrait
- Suivi des rapports DMARC et de la réputation
Questions fréquentes
Quelqu'un peut-il écrire en votre nom ?
Un état des lieux du domaine se fait sans rien installer, et donne la réponse en quelques heures.